Il y a juste dix années que mon frère Henri décédait à La Jaudonnière le 8 novembre 1998. Il avait passé la dernière année de sa vie à
La Caillère à 5 kms de ma maison de la Croisellerie. Il avait développé un cancer généralisé qui l'a emporté en quelques mois et c'est courageusement et sans jamais se plaindre qu'il a supporté
tous les développements de la maladie. Je le voyais aussi souvent que possible soit chez lui soit à l'hôpital de La Roche sur Yon et jamais je ne l'ai entendu récriminer contre les vicissitudes
de la vie. Malheureusement je travaillais à Paris à cette époque et je n'ai pas pu l'entourer autant que je le souhaitais. Il a fini sa vie très isolé et quand le poème qui suit m'est tombé sous
les yeux j'ai immédiatement pensé à lui.
Dernière Photo d'Henri en 1998
Ce texte est extrait d'un ouvrage intitulé "Les Lucioles" de Jacques d'Anchald. Il a été écris pendant la captivité de l'auteur en Allemagne et édité en
1920
Au Lieutenant Pierre de Fontanges
du 6° CH.A.C.H.
La mort d'un chien
Mon petit chien est mort ... pauvre petit ami
Qui partout me suivait de sa course folâtre
Et qui, le soir venu, reposait près de l'âtre
En rêve poursuivait un chat, son ennemi !
Un mal subit, mystérieux, vient de l'abattre
Il fallait deviner, car il n'a point gémi,
Sa douleur dans ses yeux refermés à demi ;
Puis j'ai vu se ternir sa prunelle grisâtre ...
Sans se plaindre, il est mort en me léchant la main.
- Pour ces êtres, la vie a-t-elle un lendemain,
Et les yeux s'ouvrent-ils sur des plages nouvelles ?
Où le Dieu qui joignit au nôtre leur destin,
Nous refusera-t-il au céleste jardin
Un coin de paradis pour nos amis fidèles !
C'est légèrement ampoulé me direz vous ? Peut être bien que oui, peut être bien que non. En tous cas, Henri, je t'offre ce poème, je sais que tu aurais aimé partager avec moi ces quelques
rimes.
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Le mariage civil a été prononcé par M Guy Le Berre, Adjoint au
maire en charge du développement durable, c'est dire si le jeune couple a cherché à mettre toutes les chances de leur côté. L'officier de l'état civil a beaucoup vanté les charmes de Brest
comme port d'attache des marins, mais je ne pense pas qu'il ait réussi à convaincre l'auditoire essentiellement toulonnais ... 
14 heures 30 tout le monde est rassemblé devant l'église de
Solliès-Pont, chacun se retrouve et s'embrasse. Je rejoins mon cousin du nord ... de la Dordogne, Charles Bourbouze et aussi les cousins de Belgique Jean Claude et Carole avec leur mère
Rita. (photo ci contre) J'embrasse avec émotion Gaétano et Amélia. Impossible de citer tout le monde ...
A la sortie tout le monde cherche à se placer pour prendre LA photo qui
figurera en bonne place dans l'album souvenir. Il faut dire que la mariée était tout à fait charmante au bras de son officier de mari sous les sabres brandis par 14
marins avec tous les enfants d'honneur pour leur ouvrir le chemin : Camille et Alix, Paul et Chloé, Augustin et Grégoire, et enfin Sophie.
Tout le monde emboîte le pas pour se rendre à la Batterie du Cap
Nègre, fort en cours de restauration où aura lieu le vin d'honneur et le dîner. Le cadre est somptueux, face à la ville de Toulon avec ses bâtiments de la marine bien alignés
aux quais de l'arsenal, la rade mérite bien les éloges que l'on peut lire dans les brochures touristiques. Et grâce à la complicité des collègues pilotes de Jean Pierre Aubry, les
mariés vont arriver par la mer, sur une pilotine, façon Titanic mais en nettement moins dramatique.
Encore un moment de bonheur le lendemain pour un déjeuner sur l'herbe sur
les fortifications de la batterie. L'occasion de parler plus longuement avec ceux qu'on n'avait pas pu voir à la soirée de la veille. Malheureusement les mariés étaient déjà partis pour un
voyage en Italie et ils manquaient pour que la fête soit parfaite.
Je reçois ce
message de Vincent Astoul, 7° enfant d'André Astoul. 
Ensuite il est parti 4 années à Alfort pour faire ses études à l’école vétérinaire. Cette réussite était la grande fierté de ma mère. Je le voyais moins, seulement pendant
les vacances et encore pas toujours car il commença très tôt à travailler chez des vétérinaires pour des campagnes de prophylaxie ou pour faire des remplacements. Et quand il rentrait quelle
fête ! il avait toujours des tas de choses à nous montrer ou à nous donner : Un vieux fusil acheté à Pierrefort, des clystères en étain, des antiquités qu’il chinait lors de ses
passages dans les fermes
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