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  • : Charles Antoine VERLY
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  • : Ce blog est le prolongement direct des nombreuses heures passées à reconstituer l'histoires de nos familles. J'espère que les liens tissés au fil des années trouveront dans ces pages un moyen de se poursuivre encore longtemps.

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Samedi 8 novembre 2008

Il y a juste dix années que mon frère Henri décédait à La Jaudonnière le 8 novembre 1998. Il avait passé la dernière année de sa vie à La Caillère à 5 kms de ma maison de la Croisellerie. Il avait développé un cancer généralisé qui l'a emporté en quelques mois et c'est courageusement et sans jamais se plaindre qu'il a supporté tous les développements de la maladie. Je le voyais aussi souvent que possible soit chez lui soit à l'hôpital de La Roche sur Yon et jamais je ne l'ai entendu récriminer contre les vicissitudes de la vie. Malheureusement je travaillais à Paris à cette époque et je n'ai pas pu l'entourer autant que je le souhaitais. Il a fini sa vie très isolé et quand le poème qui suit m'est tombé sous les yeux j'ai immédiatement pensé à lui.

 Dernière Photo d'Henri en 1998

Ce texte est extrait d'un ouvrage intitulé "Les Lucioles" de Jacques d'Anchald. Il a été écris pendant la captivité de l'auteur en Allemagne et édité en 1920

Au Lieutenant Pierre de Fontanges
du 6° CH.A.C.H.

La mort d'un chien

Mon petit chien est mort ... pauvre petit ami
Qui partout me suivait de sa course folâtre
Et qui, le soir venu, reposait près de l'âtre
En rêve poursuivait un chat, son ennemi !

Un mal subit, mystérieux, vient de l'abattre
Il fallait deviner, car
il n'a point gémi,
Sa douleur dans ses yeux refermés à demi ;
Puis j'ai vu se ternir sa prunelle grisâtre ...

Sans se plaindre, il est mort en me léchant la main.
- Pour ces êtres, la vie a-t-elle un lendemain,
Et les yeux s'ouvrent-ils sur des plages nouvelles ?

Où le Dieu qui joignit au nôtre leur destin,
Nous refusera-t-il au céleste jardin
Un coin de paradis pour nos amis fidèles !


C'est légèrement ampoulé me direz vous ? Peut être bien que oui, peut être bien que non. En tous cas, Henri, je t'offre ce poème, je sais que tu aurais aimé partager avec moi ces quelques rimes.

par Charles Antoine VERLY publié dans : VERLY
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Vendredi 31 octobre 2008


C'était le 25 octobre à Toulon, il a fait un temps splendide pendant deux jours juste pour que Jean Ythier et Tipaine puissent se marier sous le soleil !

Le mariage civil a été prononcé par M Guy Le Berre, Adjoint au maire en charge du développement durable, c'est dire si le jeune couple a cherché à mettre toutes les chances de leur côté. L'officier de l'état civil a beaucoup vanté les charmes de Brest comme port d'attache des marins, mais je ne pense pas qu'il ait réussi à convaincre l'auditoire essentiellement toulonnais ... 





Devant l'ancien Musée de la Marine, maintenant reconverti en Mairie annexe, les mariés ont posé sous les deux cariatides de Pierre Puget et devant les bateaux accostés au quai d'honneur et dont l'un portait le nom de "c'est la vie" encore un clin d'oeil pour Jean Ythier et Tiphaine. 






11 heures ... juste le temps pour les uns de faire manger les enfants et pour les autres de foncer chez le coiffeur pour accrocher de charmants bibis à leurs chignons ! Ensuite une autre course contre la montre pour habiller les enfants d'honneur et pour leur donner les dernières consignes d'être bien sages au mariage de tonton Djeite.

14 heures 30 tout le monde est rassemblé devant l'église de Solliès-Pont, chacun se retrouve et s'embrasse. Je rejoins mon cousin du nord ... de la Dordogne, Charles Bourbouze et aussi les cousins de Belgique Jean Claude et Carole avec leur mère Rita.  (photo ci contre) J'embrasse avec émotion Gaétano et Amélia. Impossible de citer tout le monde ...  


La messe a été célébrée par le Père Frédéric Galthié, messe suivie dans un profond recueillement et accompagnée par une chorale magnifique.

A la sortie tout le monde cherche à se placer pour prendre LA photo qui figurera en bonne place dans l'album souvenir. Il faut dire que la mariée était tout à fait charmante au bras de son officier de mari sous les sabres brandis par 14 marins avec tous les enfants d'honneur pour leur ouvrir le chemin : Camille et Alix,  Paul et Chloé, Augustin et Grégoire, et enfin Sophie.
Chacun y va de ses félicitations, on retrouve les retardataires et on salue comme il convient ceux et celles qui ont fait le déplacement de Toulon.
Mais c'est l'heure du départ et c'est dans une Smart décapotable que Jean Ythier emmène Tiphaine dans un endroit encore secret ....


Tout le monde emboîte le pas pour se rendre à la Batterie du Cap Nègre, fort en cours de restauration où aura lieu le vin d'honneur et le dîner. Le cadre est somptueux, face à la ville de Toulon avec ses bâtiments de la marine bien alignés aux quais de l'arsenal, la rade mérite bien les éloges que l'on peut lire dans les brochures touristiques. Et grâce à la complicité des collègues pilotes de Jean Pierre Aubry, les mariés vont arriver par la mer, sur une pilotine, façon Titanic mais en nettement moins dramatique. 

Je ne vais pas vous recopier le menu, j'ai pitié de vous ! Mmmmm malheur aux absents ! ensuite classiquement, les mariés ont ouvert la soirée avec une valse et elle s'est poursuivie jusqu'à ... 3 heures du matin.

Encore un moment de bonheur le lendemain pour un déjeuner sur l'herbe sur les fortifications de la batterie. L'occasion de parler plus longuement avec ceux qu'on n'avait pas pu voir à la soirée de la veille. Malheureusement les mariés étaient déjà partis pour un voyage en Italie et ils manquaient pour que la fête soit parfaite.

Je termine cet article en vous invitant à regarder l'album photo que je vais mettre sur le blog et en remerciant les parents de Tiphaine qui ont parfaitement réussi l'organisation de ces deux journées et prodigué tant d'efforts pour faire de ce mariage un souvenir inoubliable.
  

par Charles Antoine VERLY publié dans : VERLY
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Vendredi 22 août 2008

Je reçois ce message de Vincent Astoul, 7° enfant d'André Astoul. 


En rangeant des caisses de Dissais, j'ai retrouvé et gardé précieusement 2 photos que je t'adresse par mail. Elles ne sont pas de bonne qualité, mais on distingue bien sur la première tes parents avec ta Grand-mère ainsi que Thérèse et toi.

Cette photo est prise dans la salle à manger de la rue de Cassel






Sur la seconde ta Maman et sans doute tes grands-frères.
Avec mes amitiées les plus sincères.
Vincent ASTOUL


Cette seconde photo a sans doute été prise au Breuil Barret pendant la guerre. Je ne sais pas qui est au second plan.

Un grand merci à Vincent !!!

par Charles Antoine VERLY publié dans : VERLY
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Mercredi 30 juillet 2008

En lisant ce magnifique hommage à Papa ce soir, je suis remplie d'émotion et d'admiration...L'évocation de tous ces souvenirs est touchante...Oui, j'aurais aimé connaître davantage mon père, parti trop tôt hélas...
Merci, Charles-Antoine, d'avoir pensé au 20ème anniversaire de sa mort, et puisse la mémoire de Papa demeurer vive en nos coeurs !
Blandine.



P S  : Insérez directement vos commentaires sur le blog en clicquant sur "inserer un commentaire" Merci à tous ceux qui veulent correspondre par ce biais C.A.
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Vendredi 27 juin 2008


Je voudrais vous parler aujourd'hui de mon frère aîné : Pierre-Louis. Quand il était petit la famille disait  "Petit Pierre" pour de différencier de papa que s’appelait aussi Pierre. Le prénom de Louis, celui de son parrain Louis Ravez, ne fut ajouté que plus tard quand il  commença ses études vétérinaires.

 De notre enfance lilloise j’ai de nombreux souvenirs qui me reviennent en désordre à la mémoire. C’est le frère qui faisait plein de choses différentes. Il avait dix ans de plus que moi et tout ce qu’il entreprenait était source d’admiration. Il avait constitué un magnifique herbier dont j’aimais feuilleter les planches et surtout regarder la belle écriture sur les étiquettes. Il dessinait très bien et  l’horoscope noir et rouge qu’il avait reproduit était une source inépuisable de rêveries. Il sculptait aussi, je me souviens d’une tête de bouddha qu’il avait accroché dans le couloir de la maison de Sainte Hermine. Il était mélomane et avait une culture musicale impressionnante. Avant que Gustav Malher devienne « à la mode », ses symphonies n’avaient plus de secret pour lui et en corollaire ... il détestait Bach et Mozart ! Il collectionnait des tas de choses insolites : un crâne de chien, un tête de fou de bassan qu’il avait nettoyé en la faisant bouillir pendant de longues heures dans l’arrière cuisine de Lille avec force de thym et de laurier pour masquer l’odeur infecte de sa cuisine insolite. Il fumait du Clan dans sa pipe et il avait fière allure en classe de prépa avec son calot rouge sur lequel il avait cousu des breloques et une touffe de piquants de hérisson.

Ensuite il est parti 4 années à Alfort pour faire ses études à l’école vétérinaire. Cette réussite était la grande fierté de ma mère. Je le voyais moins, seulement pendant les vacances et encore pas toujours car il commença très tôt à travailler chez des vétérinaires pour des campagnes de prophylaxie ou pour faire des remplacements. Et quand il rentrait quelle fête ! il avait toujours des tas de choses à nous montrer ou à nous donner : Un vieux fusil acheté à Pierrefort, des clystères en étain, des antiquités qu’il chinait lors de ses passages dans les fermes.

 

Une garden Party pour la fin de ses études avec une affiche de Jean Effel, un voyage à New York avec sa promotion s’ajoute aux souvenirs encore très vivaces de cette époque Alfort.


Ensuite il s’éloigna encore un peu plus pendant son service militaire qu’il effectua en République Centrafricaine. Sa curiosité se tourna alors vers l’art africain : statues en ivoire, bracelets de cuivre mais aussi de magnifiques papillons que je me fis une joie d’étaler et de retrouver les noms grâce aux timbres qu’il nous envoyait sur ses lettres.

 

Ses lettres … quelle joie quand elles arrivaient. Une belle écriture régulière, un style enlevé, des anecdotes à la pelle, elles étaient attendues avec impatience. Je les ai gardé longtemps dans le placard de ma chambre et j’aurai du les conserver car elles auraient été une mine d’information pour l’histoire de la famille. J'ai montré un jour une de ces lettres au graphologue de la Banque. Il a bien voulu me dire une choses mais tellement vraie sur cette écriture : "C'est quelqu'un qui a su garder la naïveté de son âme d'enfant." On ne peut pas mieux caractériser sa personalité.


Il y encore plein de souvenirs à évoquer mais je vais être trop long et d’autres personnes peuvent prendre le relais. Ghislaine qu’il épousa en juillet 1964. Ses 6 enfants Catherine, François Régis, Alexis, Renaud, Blandine et Antoine. Les souvenirs d’Abidjan, d’Alençon et de Lille, ceux de Nantes et de Chartes, ils peuvent aussi vous les faire partager. De ces époques je garde avec émotion les quelques mois que nous avons passés ensemble à Abidjan où j’effectuais mon service militaire, je lui ai fait découvrir Chicago Transit Authority et Atom Heart Mother que j’écoute toujours en pensant à lui. Et lui, il a quand même réussi à me faire apprécier les lieds d’Hugo Wolf !

 

 

Mon frère aurait eu cette année 70 ans et ce 27 juin 2008 marque le vingtième anniversaire de sa mort. Ne l’oubliez pas : c’était un homme formidable.

Je t'embrasse Pierre Louis.

 

par Charles Antoine VERLY publié dans : VERLY
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Jeudi 31 janvier 2008
Je reçois aujourd'hui ce mèl de ma nièce Lucie :

Josephine, Quitterie, Jean-Baptiste , Lucie et Benoit sont tres heureux de vous faire part "electroniquement" de la naissance de leur petit frere Ambroise, ne le 21 janvier 2008 à Calgary

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Tout le monde se porte bien
 Gros Bisous
 Lucie



Bienvenue à Ambroise et mes plus chaleureuses félicitations à Lucie et Benoit.
 

 
par Charles Antoine VERLY publié dans : VERLY
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