Dans les années 60 je passais mes vacances à chercher des fossiles, attraper des libellules, fureter à droite et à
gauche dans cette Vendée que j'affectionnais déjà tellement. Ce n'était pas encore le temps des baignades dans les rivières. Il allait venir un peu plus tard, à juste titre d'ailleurs car je
rentrais souvent à la maison crotté de la tête au pied, mais cela n'avait aucune importance.
A cette époque je faisais la connaissance de Michel et de Jean Marion qui résidaient pendant les vacances à Sainte Hermine, rue de la Douve. Ils venaient régulièrement en vélo
jusqu'au Magny- où était notre maison - et nous partions nous promener ensemble. Jean fut beaucoup plus tard le parrain de Mathilde.
Je rencontrais aussi André Bujeaud. Il habitait une grande maison à Saint Hermand. Il faisait avec son père des fouilles archéologiques dans la région parisienne ce qui était pour
moi le comble du chic et le rêve absolu. Il avait eu le bonheur de trouver dans la propriété familiale, au lieu dit l'Anglée, une villa gallo-romaine du IIè siècle avec salle à
hypocauste et tout le reste. Il fit des fouilles complètes du site plusieurs étés successifs et je participais modestement à ces travaux en 62.
Cette même année on me signala la découverte à Thiré de sarcophages chez un particulier qui creusait une entrée de cave. La chose était suffisamment extraordinaire pour moi pour que
j'aille y faire un tour. Il y avait deux sarcophages : le premier assez grand au fond de la tranchée du futur escalier. L'instituteur de Sainte Hermine de l'époque m'avait devancé et fait
casser le coin du couvercle de ce tombeau calcaire pour retirer les ossements avec une pince à feu. Le respect des restes archéologiques n'était pas encore de mise, même chez les personnes
"instruites".
A l'amorce de l'escalier un autre sarcophage plus petit, sans couvercle, et à peu près vide. Je ne me souviens pas si entre ces deux pièces il y avait eu d'autres vestiges.
André et son père vinrent aussi visiter le site et le datèrent de l'époque carolingienne. Ils se désolaient du traitement de ces reliques mais le mal était fait et il n'y avait plus rien à
espérer de ces fouilles, sauf de tenter de sauver ce qui pouvait l'être.
Le second sarcophage fut donc dégagé et avec de grandes difficultés nous l'avons fait rentrer dans la 304 familiale pour le ramener au Magny. Il se trouve encore chez moi.
Sur cette photo envoyée hier par André Bujeaud vous pouvez voir de droite à gauche : Gislaine Menanteau (de Thiré), la maman d'André, Jean Marion, son frère Michel assis sur le
sarcophage, André Bujeaud et moi même en culottes de cuir.
Merci André d'avoir retrouvé cette diapo prise probablement par son père.
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Les congès de la
Toussaint ont été l'occasion d'un passage à la Croisellerie de la famille Chambaz. Au programme cette année l'inévitable tournée à la Gaubretière pour faire le plein de chaussures pour tout le
monde, un traditionnel gigot d'agneau - mogettes, un déjeuner au soleil, quelques promenades pour chercher des champignons, des siestes et des "grasses mat" mémorables, des brioches au
petit déjeuner, un lavage en détail de la voiture familiale, bref, la routine quoi !
Cette journée des fiançailles fut vraiment magnifique. Nous nous sommes réunis chez Catherine et
Asher, presque au complet (il manquait Renaud, malade, et Blandine et Gonzague, en vacances). Les parents de Dorothée étaient là avec ses 2 petits frères, ce qui a permis à nos 2 familles de bien
faire connaissance.
J'apprends ce matin dans le Figaro le décès à l'age de 74 ans de Gilbert de Goy. Il avait épousé le 24 août 1963 Marie-Pierre Cherdel.
Votre père Charles était amiral, René, lui aussi l’était. Il est devenu votre mari,
avec lequel vous avez eu 3 enfants Soizick, Marie-Pierre et Jean -Yves. Ces deux hommes vous ont choyée, appris et donné tout leur amour. Vous nous disiez encore récemment, que vous aviez passé
davantage de temps sans René, qu'avec lui, alors, aujourd'hui, nous sommes heureux que vous soyez auprès de lui.
Je reçois aujourd'hui un message m'apprenant le décès d'Yvonne Berthelot : Mamyvonne, Yvonne Cherdel, née Yvonne Berthelot, ma grand-mère, s'est éteinte le 15 août 2009 (lire
Figaro du 18 août), elle avait 3 enfants, 9 petits-enfants et 18 arrière petits-enfants. La cérémonie était très émouvante.
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